Le mouvement populaire


Partager

Réforme des retraites : « Les 62 ans, nous n’y toucherons pas »

Nicolas Sarkozy est resté ferme sur la réforme « essentielle » des retraites

Les concertations vont se poursuivre tout l’été sur la pénibilité, les carrières longues et les polypensionnés

« Les 62 ans, nous n’y toucherons pas. L’équilibre des cotisations public/privé, c’est une question de justice. On ne peut pas y toucher ». Invité du JT de 20 heures sur France 2 lundi 12 juillet, Nicolas Sarkozy est resté ferme sur la « réforme essentielle » de son quinquennat : la réforme des retraites. Et notamment sur les principales mesures : le recul de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62ans (horizon 2018), et l’équité public-privé.

Rappelant que l’on parlait de la réforme des retraites depuis 1991 (cf. Le livre blanc de Michel Rocard), Nicolas Sarkozy a souligné l’urgence de la situation. Pour lui, « la première injustice c’est de ne pas d’avoir d’argent pour payer les retraites ». La décision des socialistes d’avoir fait passé l’âge légal de départ de 65 à 60 ans « contre toutes les évidences démographiques » est une « erreur majeure » (avec celle des 35 heures) et a conduit à une « catastrophe économique » ( 10% des pensions de retraites sont actuellement financées par la dette).

« Depuis 1950 nous avons gagné 15 années d’espérance de vie. Si on va vivre 15 années de plus on peut comprendre qu’on va travailler deux années de plus » a-t-il plaidé.

Lors de cet entretien, le président de la République a précisé qu’Eric Woerth conduirait cette réforme jusqu’à son terme et « selon le calendrier prévu ». A savoir présentation du projet au Conseil des ministres du mardi 13 juillet. Début du débat parlementaire le 7 septembre à l'Assemblée nationale. Et vote solennel en octobre.
Il n’en demeure pas moins que « tout l’été on va travailler ». Allusion aux concertations avec les partenaire sociaux sur 3 points particuliers : les carrières longues, la pénibilité et les polypensionnés (actifs ayant cotisé dans leur vie à des caisses de retraites différentes). Ces concertations et les débats au Parlement devraient apporter des évolutions à ce projet.


Pour recevoir régulièrement des informations de l’UMP, cliquez ici

Nicolas Sarkozy : « la première injustice c’est de ne pas d’avoir d’argent pour payer les retraites »
.
Ce qui aura une influence sur la version définitive de la réforme c’est l’idée que nous nous ferons tous ensemble de la justice

Un avocat soit présent lors de la première heure de garde à vue
Titre