Dans une déclaration solennelle, prononcée lundi, le Chef de l’Etat a assuré que la France était « plus que jamais décidée à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et à soutenir les pays qui ont le courage de combattre ».
Nicolas Sarkozy a dénoncé un « acte barbare, odieux » proféré à l’encontre « d’un homme bien », « victime innocente qui aidait les populations locales ». Il a également expliqué que ce groupe d’Al-Qaïda […] « avait assassiné le 31 mai 2009 un malheureux otage britannique, enlevé dans les mêmes conditions ». L’ultimatum lancé à l’encontre de Michel Germaneau « n'a jamais été précédé du moindre début de dialogue avec des autorités françaises ou locales », a poursuivi le Président de la République.
François Fillon a, pour sa part, rejeté la thèse d’une faute commise par l’armée française lors de l’opération militaire menée contre un camp d’Al-Qaïda et où l’on espérait retrouver l’otage français. Il a rappelé l’engagement des forces françaises dans la région : « la France ne pratique pas la vengeance, en revanche nous avons des accords avec les gouvernements de la région et en particulier avec le gouvernement mauritanien, avec le gouvernement malien, pour traquer ces terroristes et les livrer à la justice ».
Le Premier ministre a conclu en affirmant « tout faire pour sauver les otages ». Prenant l’exemple des journalistes de France 3, il s’est voulu rassurant, « nous avons […] des informations très précises sur eux ».
Matignon recevra ce mardi Axel Poniatowski, président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, qui a exprimé sa consternation lundi. « Cette annonce confirmée de son assassinat est un dénouement que l'on pouvait craindre », « le Mouvement Populaire considère comme inconcevable qu'un humanitaire engagé au service des plus faibles puisse faire l'objet d'un marchandage politique sordide », a-t-il affirmé dans un communiqué.
Le gouvernement déconseille fortement aux Français de se rendre actuellement dans le désert du Sahel.
Ch.D
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