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L’âge légal de départ à la retraite repoussé : « symboliquement important »

Les députés ont acté cette mesure phare, mercredi, en commission des Affaires sociales

L'UMP dénonce le comportement des socialistes qui cherchent à saborder le débat par des intrusions complètement inutiles

« C’est un jour important et  il est important que les Français sachent que les parlementaires ont adopté des points essentiels pour sauver le régime par répartition ».

Au nom de l’UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire-générale adjoint, Frédéric Paillé et Dominique Lefebvre, porte-paroles ainsi qu’Arnaud Robinet, secrétaire national chargé des retraites, ont marqué, hier, leur satisfaction après le vote des députés en commission des affaires sociales* actant le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans (progressivement de 2011 à 2018).

Les responsables de l’UMP ont mis également en avant l’ouverture du gouvernement sur un certain nombre d’amendements. Comme celui émanant de l’UMP qui vise à inscrire dans le Code du travail qu’au moins la moitié des sommes perçues par un salarié au titre de la participation aux résultats de l’entreprise puissent être versées sur le Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco). Une mesure ciblant les salariés les plus modeste pour les aider à constituer un complément de retraite.

Si la majorité et nombre de députés « ont joué le jeu, malheureusement  le PS et son président, Jean-Marc Ayrault, ont décidé de jouer le jeu de l’obstruction et du blocage alors que cette réforme est inéluctable et importante pour sauver le système de retraite », déplore Frédéric Lefebvre. « II se comporte comme un flibustier. Tout ce qu’il cherche à faire c’est saborder les débats en faisant des intrusions », renchérit Dominique Paillé précisant :
«Les carrières longues, c'est nous ! La pénibilité, c'est nous ! La prise en compte des indemnités journalières versées aux femmes en congé maternité, c'est nous ! »

« Nous allons continuer à travailler tout l’été et à la rentrée pour préparer les débats : travail des seniors, situation des femmes, pénibilité.. . », note Arnaud Robinet.

Concernant la pénibilité « aucun amendement ne sera accepté, poursuit Arnaud Robinet, car la majorité souhaite respecter les partenaires sociaux », lesquels présenteront leurs propositions d’améliorations au Gouvernement.

« Nous sommes prêts à faire évoluer un dispositif que nous créons nous-mêmes » ajuste Frédéric Lefebvre précisant que « toutes les voix de gauche qui aujourd’hui s’élèvent en disant que ce n’est pas suffisant n’ont jamais pris d’initiatives en la matière quand ils étaient en situation de le faire ».

Avec 500 réunions programmées depuis le 15 avril et jusque fin septembre, le Mouvement populaire poursuit tout l’été ses rencontres avec les Français. Pour débattre de la réforme mais également recueillir des propositions. Les 25 et 26 et 31 août, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, Dominique Paillé et Arnaud Robinet ont coché sur leur agenda des rendez-vous avec les partenaires sociaux. Le débat continue. Sans interruption.

*Le débat en session publique débutera le 7 septembre à l'Assemblée nationale


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