« Il est impossible d’imaginer que l’on fasse une réforme de cette ampleur sans qu’il y ait un effort partagé du côté des parlementaires ».
Président du groupe UMP, Jean-François Copé a apporté sa contribution à la Convention sur la réforme des retraites. « Une réforme pour laquelle les Français savent exactement pourquoi nous faisons cela », commente-t-il, assuré que « si nous voulons garder l’originalité et la force de notre modèle social, il faut réformer ».
Mais au-delà du régime des parlementaires, comment assurer l’équité ?
« Toutes les différences ont un coût », glisse Sandrine Gorreri, directrice de la rédaction de la fondation IFRAP, laquelle recommande « la poursuite des convergences public-privé, la fusion des systèmes », tout en sachant que ce dossier n’avancera que s‘il y a consensus.
Pour sa part, Chantal Brunel, députée, prône pour l’égalité salariale entre les hommes et femmes mais également entre les femmes entre elles en fonction du nombre d’enfants. Une femme sans enfant ou avec un enfant a une retraite supérieure de 25% à une femme ayant deux enfants et plus ».
Voulant que l’on réfléchisse à une pension de réversion pour les conjoints pacsés (ce qui n’existe pas aujourd’hui), la députée de Seine et Marne souhaiterait que la retraite des femmes ayant interrompu leur activité soit calculée sur les 15 ou 10 meilleures années.
Si Jean-Baptiste Obeniche, directeur général de l’ANACT milite pour la prise en compte de la pénibilité, Geneviève Roy, vice-présidente de la CGPME, aimerait que soit développée l’épargne retraite grâce à un fonds géré nationalement et, « pourquoi pas », paritairement.