Devant plus de 1800 personnes, le Mouvement populaire et ses partis alliés ont fait la démonstration de ce qu’il fallait faire et ne pas faire pour changer les régions. D’une seule voix, Xavier Bertrand, Xavier Darcos, Jean-François Copé et le très applaudi Alain Juppé ont dénoncé le manque de clarté et d’ambition de l’opposition.
Comment les partis de gauche peuvent-ils ainsi faire campagne séparément au premier tour puis se rassembler pour le deuxième tour ? « Ils ne vont pas tout d’un coup tomber amoureux » s’est amusé Xavier Bertrand. Le secrétaire général du mouvement populaire s’en est pris à la logique de cette opposition qui au lendemain du 14 mars déchirera son programme et ses listes pour commencer une deuxième campagne… encore faut-il que parvienne à s’entendre « cet attelage bancal », comme le qualifiait Alain Juppé, avec sa roue verte et sa roue de secours rouge foncé.
Le maire de Bordeaux s’est étonné de voir des régions socialistes pratiquer une politique de « coucou », en s’appropriant les actions du gouvernement : « Sans l’Etat, il n’y aurait pas de laser Mégajoule ; sans lui, il n’y aurait pas de projet de TGV ».
Xavier Bertrand s’est alors dit prêt à aller dans le sens de l’ambition du parti socialiste : « si le parti socialiste est si à l’aise dans l’opposition face à l’Etat, je propose qu’on le renvoit dans l’opposition en région également ! ».
Et pour ce faire Xavier Darcos, tête de liste en Aquitaine, s’est dit une ambitieux pour la région. Une ambition qui sera servie et portée par l’unité de la liste de la majorité contrairement à un parti socialiste qui devra faire des concessions avec ses partis alliés et donc laisser de côtés nombres de ses engagements. Pire, s’ils sont élus, Xavier Darcos l’assure, ils ne perdront pas de temps pour « reprendre bien vite le cours des mesures à ne pas prendre, des ambitions à ne pas avoir, des bilans flatteurs à faire établir par les journaux amis ».
En tant de crise, c’est l’intérêt général qui doit primer. Un intérêt général qui sera assuré par un Etat soutenu par ses régions et non pas par des régions ne pratiquant que la politique du bâton dans les roues.