Les propos ne sont pas ceux d’un membre de l’UMP mais bien ceux de Daniel Cohn-Bendit, le leader d’Europe Ecologie, tenus au micro de France Inter jeudi 18 mars.
Directeur de campagne, Franck Riester n’a pas manqué de relever ce constat du leader d’Europe Ecologie et évoque des accords à gauche qui ne « sont ni plus ni moins qu’une supercherie, une manipulation des électeurs pour obtenir plus d’élus alors que ces partis ne sont pas d’accord sur l’essentiel du rôle des conseils régionaux ».
Et de préciser que la majorité présidentielle avait fait ce que Daniel Cohn-Bendit recommandait : « rassembler en respectant des partenaires, prendre le temps de définir ensemble des projets ambitieux et cohérents pour nos régions, en phase avec les attentes de nos concitoyens ».
Evoquant son expérience à la municipalité de Francfort où les négociations ont duré 4 semaines contre seulement « 2 fois 3 heures » au soir du premier tour des régionales, « On ne peut pas », a ajusté Daniel Cohn-Bendit pour qui « c’est un système où l’on n’est pas capable de définir ce que doit être la gouvernance à venir ».
« Si l’on veut gagner, poursuit-il, faut être crédible, dans les yeux de la majorité des citoyens, d’une capacité de faire quelque chose ensemble. Cela doit être une évolution programmatique, une plateforme où les citoyens disent « on peut avoir confiance en eux. Et cela, je crois, n’est pas joué encore ».